Pascal Nègre (PDG d’Universal Music France) se réjouissait récemment (Figaro Economie du 16 janvier 2006) de ce que 2/3 du chiffre d’affaires du téléchargement légal en France soit réalisé par l’intermédiaire du téléphone mobile. Il se rassurait ainsi : « la téléphonie forme un cercle vertueux : il n’y a pas de piratage».
C’est mal connaître les nouveaux usages de la téléphonie mobile, Pascal…
Aujourd’hui, l’accès à l’Internet sur nos mobiles est en effet « bridé ». Accéder à du contenu via son téléphone (par exemple télécharger une sonnerie) passe quasi-obligatoirement par le péage du kiosque mobile « Gallery ». Ce portail payant, fruit d’un accord entre les 3 opérateurs cellulaires français (Orange, SFR et Bouygues) est le digne héritier du bon vieux Minitel.
Pourtant, ce kiosque connaitra le même sort que le Minitel : sa disparition et son prompt remplacement par un véritable accès à Internet . Comment ? Les coups de boutoir sur la porte de la forteresse sont nombreux. Mais un bélier semble plus fort que les autres : Google Mobile.
Google Mobile donne exactement les mêmes résultats que sur un ordinateur puisqu'il recherche sur le Web. Mais en plus, il retire les images trop lourdes à afficher, allège les pages en les coupant en une succession de pages lisibles sur le mobile. Il faut l’essayer : c’est magique !
Encore plus fort : Motorola proposera sur ses nouveaux appareils une "touche Google", permettant de se connecter d'une simple pression aux services du moteur de recherche.
Et là, Pascal, c’est le cauchemar du téléchargement qui recommence pour les éditeurs de contenu.



